Marché des technologies propres en Arménie

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Aperçu du marché

Le secteur des technologies propres en Arménie est encore émergent, mais il devient de plus en plus important sur le plan stratégique alors que le pays tente d’améliorer sa sécurité énergétique, de réduire sa dépendance aux importations, de moderniser ses infrastructures et de respecter ses engagements en matière de changements climatiques. Les possibilités les plus prometteuses sont les suivantes :

  • énergie renouvelable;
  • modernisation du réseau;
  • efficacité énergétique;
  • solutions d’approvisionnement en eau et de traitement des eaux usées;
  • transport durable.

L’Arménie demeure fortement dépendante du gaz naturel importé, qui, selon la Banque mondiale, représente environ 63 % de son approvisionnement en énergie. La transition vers des sources d’énergie nationales plus propres constitue donc une priorité sur les plans environnemental et économique.

L’Arménie est un créneau de grande valeur où la demande est de plus en plus façonnée par les politiques d’intérêt public, les projets d’infrastructure soutenus par des donateurs et les efforts du gouvernement pour s’aligner sur les cadres européens en matière d’énergie et d’environnement. Le marché est plus pertinent pour les entreprises qui offrent :

  • des technologies d’énergie renouvelable;
  • des services d’ingénierie;
  • des solutions de réseau;
  • des améliorations écoénergétiques;
  • des systèmes intelligents;
  • des technologies de traitement de l’eau;
  • une formation technique.

Faits marquants du secteur

  • En 2023, la production d’électricité de l’Arménie était répartie ainsi :
    • 42,2 % de centrales thermiques alimentées au gaz naturel;
    • 30,7 % d’énergie nucléaire;
    • 18,7 % d’hydroélectricité;
    • 8,4 % d’énergie éolienne et solaire.
  • Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), les énergies renouvelables représentaient environ 30 % de la production d’électricité de l’Arménie en 2021.
  • L’Arménie s’est fixé comme objectif à long terme d’augmenter la part des énergies renouvelables à 66 % de la production totale d’électricité d’ici 2036.
  • La stratégie énergétique de l’Arménie comprend des objectifs pour :
    • 1 000 MW de capacité d’énergie solaire photovoltaïque (PV) d’ici 2030;
    • 500 MW de capacité éolienne d’ici 2040.
  • L’AIE estime que l’Arménie aura besoin d’environ 2 000 MW de capacité supplémentaire d’énergie renouvelable d’ici 2036 pour atteindre les objectifs plus larges du secteur de l’énergie électrique.
  • Selon la Banque mondiale, l’Arménie disposait de 286,5 MW de capacité installée en énergie renouvelable à grande échelle en 2024.

Le déploiement actuel démontre un dynamisme dans le secteur, mais souligne également un écart important entre la capacité actuelle en matière d’énergie renouvelable et les objectifs à long terme de l’Arménie.

Principaux sous-secteurs

Énergie renouvelable

L’énergie renouvelable est au cœur de l’histoire des technologies propres de l’Arménie. L’énergie solaire est le principal segment en croissance, soutenu par une forte irradiation, des projets de taille gérable et un soutien clair du gouvernement. Une présentation récente de la communauté de l’énergie a montré une expansion rapide de la capacité d’énergie solaire photovoltaïque au cours des dernières années, ce qui indique que la plateforme solaire de l’Arménie augmente rapidement, même si elle reste faible en termes absolus. Les documents de stratégie de l’Arménie et les partenaires internationaux désignent constamment l’énergie solaire comme le segment des énergies renouvelables le plus avancé sur le plan commercial, suivi de l’énergie éolienne de façon plus progressive. 

Modernisation du réseau et stockage de l’énergie

À mesure qu’augmentera la capacité renouvelable, les réseaux de transport et de distribution de l’Arménie devront se moderniser. Le programme « Armenia Enabling the Energy Transition Program » de la Banque mondiale vise tout particulièrement à aider l’Arménie à intégrer davantage de production renouvelable dans le réseau de transport d’énergie et à améliorer la viabilité commerciale de la compagnie de transport de l’énergie. Cela crée des possibilités pour les technologies et les services liés aux éléments suivants :

  • l’équipement du réseau;
  • la surveillance numérique;
  • les systèmes de répartition;
  • l’intégration du stockage;
  • les services d’ingénierie.

Efficacité énergétique

L’efficacité énergétique est l’un des secteurs les plus sous-développés, mais l’un des plus importants du secteur des technologies propres en Arménie. Les travaux récents de la Banque mondiale sur le climat et le développement recommandent d’étendre les programmes d’efficacité énergétique et d’électrification aux secteurs du bâtiment, de l’industrie, du commerce et du numérique. Cela comprend un programme national pour l’efficacité énergétique des bâtiments soutenu par des fonds publics et privés. Ces priorités suggèrent un potentiel commercial pour ce qui suit :

  • la rénovation de bâtiments;
  • les mises à niveau des systèmes de chauffage et de climatisation;
  • les contrôles intelligents;
  • les technologies de l’efficacité industrielle;
  • les services énergétiques axés sur le rendement.

Eau et eaux usées

Les sous-secteurs de l’approvisionnement en eau et du traitement des eaux usées sont moins visibles que le secteur de l’énergie, mais ils demeurent d’importants sous-secteurs des technologies propres en Arménie. Le pays continue de faire face à des lacunes en matière de financement des infrastructures, en particulier dans le traitement des eaux usées. Une note récente de la Banque mondiale sur l’infrastructure régionale indiquait que le traitement des eaux usées était un domaine où les déficits d’investissement étaient particulièrement importants en raison des coûts élevés et du financement limité. Cela crée des possibilités pour :

  • les fournisseurs externes de technologies;
  • les sociétés d’ingénierie;
  • les projets bénéficiant d’un financement à des conditions favorables.

Transports durables et mobilité électrique

L’Arménie commence à élaborer un cadre stratégique pour des transports plus propres. Selon la feuille de route 2025 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), le pays :

  • élabore une stratégie nationale en matière de mobilité électrique;
  • appuie le déploiement de l’infrastructure de recharge;
  • prépare des règlements sur la mobilité électrique;
  • utilise les marchés publics pour encourager l’adoption des véhicules électriques.

Bien que le marché en soit encore à ses débuts, ces efforts laissent entrevoir une demande future pour ce qui suit :

  • une infrastructure de recharge;
  • des solutions pour les parcs;
  • des systèmes de gestion de l’énergie;
  • un soutien à la stratégie en matière de transports.

Environnement opérationnel

Forces

L’Arménie offre plusieurs avantages en matière de participation aux technologies propres. L’un des principaux facteurs est la sécurité énergétique, car le pays demeure fortement dépendant du gaz importé. L’Arménie bénéficie également d’un solide soutien de la part d’institutions multilatérales, notamment :

  • la Banque mondiale;
  • la Banque asiatique de développement (BAD);
  • la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD);
  • la communauté de l’énergie;
  • l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

Ces organisations contribuent à façonner les projets, à financer les réformes et à renforcer le cadre de réglementation. Pour les fournisseurs étrangers, cela signifie que les occasions de marché sont souvent liées à des programmes de réforme structurés plutôt qu’à une demande spéculative du secteur privé.

Contraintes

Le marché comporte également de réelles contraintes. L’Arménie est un petit pays, les capitaux disponibles sont limités, la mise à niveau des infrastructures dépend fortement du financement des donateurs ou du secteur public, et la mise en œuvre de la réglementation peut prendre du retard par rapport à l’ambition politique. Dans le domaine de l’énergie, le défi consiste non seulement à déployer les énergies renouvelables, mais aussi à moderniser les réseaux, à améliorer les règles du marché et à gérer l’intermittence. Dans le domaine de l’eau et des transports, la question clé est souvent le financement plutôt que la faisabilité technique. 

Cadre de réglementation et stratégique

La transition de l’Arménie vers l’énergie propre est de plus en plus soutenue par un cadre de réglementation plus moderne. Selon le rapport de mise en œuvre de 2025 de la communauté de l’énergie, l’Arménie a introduit des concepts juridiques tels que les clients actifs, les communautés énergétiques citoyennes et le regroupement, ce qui contribue à renforcer la participation des clients au marché de l’énergie. Les développements réglementaires connexes montrent également que l’Arménie s’éloigne des anciens systèmes de soutien de type « alimentation » pour adopter un cadre axé sur le marché dans le domaine des énergies renouvelables.

Sur le plan stratégique, la planification énergétique de l’Arménie établit un lien entre la décarbonation et la résilience nationale. La Banque mondiale et l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estiment que l’expansion des énergies renouvelables est essentielle pour réduire l’exposition aux chocs liés aux importations de carburants, améliorer l’abordabilité à long terme et renforcer la sécurité énergétique. Par conséquent, les technologies propres en Arménie ne sont pas seulement un enjeu climatique, mais aussi une priorité stratégique sur les plans économique et géopolitique.

Climat d’investissement

L’environnement d’investissement dans les technologies propres en Arménie est en grande partie axé sur les projets et les politiques. Les projets d’énergie renouvelable à l’échelle des services publics, les investissements dans le réseau, les améliorations de l’efficacité des bâtiments publics et les initiatives de transport durable sont fortement influencés par la stratégie gouvernementale et le soutien des institutions financières internationales.

Cet environnement crée des possibilités pour les entreprises qui ont de l’expérience dans le travail au sein de marchés réglementés ou soutenus par des donateurs. Cependant, le succès dépend souvent de facteurs, tels que le calendrier d’approvisionnement, les relations avec le secteur public, les structures de financement et la conformité aux normes multilatérales.

Le secteur privé offre également des possibilités, en particulier dans l’énergie solaire distribuée, la gestion de l’énergie commerciale et certaines solutions d’efficacité énergétique industrielle. Toutefois, la croissance à grande échelle du marché dépend encore largement du rythme de la réforme du secteur public et des investissements dans les infrastructures.

Éducation et bassin de talents

L’Arménie possède une base technique relativement solide selon les normes régionales, en particulier en ce qui concerne les compétences en ingénierie et en technologies de l’information et des communications (TIC). Cela soutient des parties de l’écosystème des technologies propres, notamment l’ingénierie solaire, les systèmes de surveillance numériques, les contrôles intelligents et l’analyse de l’énergie.

Toutefois, le pays a encore besoin d’une plus grande spécialisation dans des domaines tels que l’ingénierie des énergies renouvelables, la planification des services publics, la mise en œuvre de l’efficacité énergétique, l’ingénierie de l’eau et les compétences industrielles vertes. Les recommandations de la Banque mondiale sur l’efficacité énergétique des bâtiments et la modernisation des systèmes soulignent également un besoin continu de formation technique, d’éducation appliquée et de partenariats qui permettent de mieux relier les établissements universitaires aux besoins de l’industrie.

Pour les établissements canadiens, cela crée des possibilités non seulement dans les technologies commerciales, mais aussi dans la formation appliquée, l’élaboration de programmes, la coopération institutionnelle et le perfectionnement de la main-d’œuvre. Ces possibilités sont particulièrement pertinentes pour les projets de technologies propres qui nécessitent une capacité opérationnelle à long terme plutôt qu’une livraison ponctuelle d’équipement.

Débouchés pour les entreprises canadiennes

Le Canada est bien positionné sur le marché arménien des technologies propres, car les segments les plus pertinents concordent avec les forces canadiennes reconnues. Les possibilités les plus réalistes sont les suivantes :

  • réseaux d’énergie solaire et distribuée;
  • modernisation du réseau et intégration du stockage;
  • technologies d’efficacité énergétique pour les bâtiments et l’industrie;
  • ingénierie de l’eau et des eaux usées;
  • surveillance intelligente, commandes numériques et logiciels utilitaires;
  • infrastructure de transport et de recharge durable;
  • formation, assistance technique et partenariats en éducation appliquée.

Les entreprises canadiennes sont particulièrement bien placées dans les régions où l’Arménie recherche des fournisseurs occidentaux de confiance, des normes de conformité rigoureuses et des services techniques liés à des initiatives multilatérales de financement ou de modernisation du secteur public.

L’occasion dépend moins de l’ampleur du marché que de la nécessité d’établir des partenariats fiables et de qualité à long terme dans un marché qui s’emploie à se diversifier pour s’éloigner des dépendances héritées du passé.

Défis et risques

En ce qui concerne le secteur des technologies propres de l’Arménie, les principaux risques sont les suivants :

  • marché de petite taille;
  • dépendance à l’égard des projets financés à l’externe;
  • lacunes dans la mise en œuvre de la réglementation;
  • goulots d’étranglement du réseau et de l’infrastructure;
  • rythme d’exécution des projets relativement lent dans certains sous-secteurs.

Pour les exportateurs, cela signifie que l’Arménie devrait être traitée comme un marché d’occasion ciblé, et non comme un marché à volume élevé. Les meilleures perspectives sont susceptibles de se concrétiser par des projets structurés, des partenariats et des relations institutionnelles plutôt que par une demande privée à grande échelle. 

En résumé

Le secteur arménien des technologies propres est toujours en développement, mais l’orientation stratégique est claire :

  • plus d’énergies renouvelables;
  • une plus grande souplesse du réseau;
  • une plus grande efficacité énergétique;
  • des transports plus propres;
  • de meilleures infrastructures environnementales.

L’occasion commerciale pour le Canada réside dans le fait d’être un partenaire précoce et crédible dans ces transitions. L’Arménie n’est pas un marché de masse de technologies propres. Il s’agit d’un créneau fondé sur des politiques et axé sur la réforme, où les technologies et l’expertise canadiennes spécialisées pourraient être concurrentielles.

Contactez-nous

Pour plus d’information ou pour explorer les perspectives sur ce marché, veuillez envoyer un courriel à armenia-armenie.commerce@international.gc.ca.

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